Comment augmenter le recyclage des déchets du bâtiment en France ?

Les déchets du bâtiment et des travaux publics (BTP) proviennent de chantiers sous maîtrise d’ouvrage public : État, collectivités locales ou privées : entreprises et particuliers.
La prévention et la sensibilisation

La sensibilisation des acteurs est importante, car elle est vectrice de changement sur le long terme.  La première chose à faire c’est de prévenir la production de déchets en estimant les quantités nécessaires à la réalisation des ouvrages selon des plans de calepinage précis comme dans le cas de la pose de plaques d’isolant extérieur. Le second point consiste à former les acteurs de la construction et de la déconstruction à la gestion des déchets. Il est important de bien identifier les flux de déchets selon leur nature et la quantité afin de prévoir les contenants nécessaires et de s’imposer des objectifs de valorisation.  Les déchets triés ou non triés sur le chantier peuvent être expédiés vers des plateformes de regroupement à partir desquelles ils pourront être orientés vers les filières, ou en centrale de valorisation des déchets.

Adopter la réglementation 

Pour accroître la valorisation des déchets du bâtiment, la réglementation, majoritairement d’origine européenne, peut jouer un rôle important. Le réemploi, le recyclage et la valorisation matière des déchets de construction et de démolition atteignent un minimum de 70 % en poids en 2020.  Si l’on s’inspire de la « responsabilité élargie du producteur », la seconde option devrait être retenue, mais rien n’est moins sûr. Le Grenelle de l’environnement, par exemple, apporte des impulsions positives par rapport aux déchets de chantier. Des plans départements de gestion de déchets des BTP peuvent être élaborés sous le contrôle des conseils généraux et opposables au service de l’État.  Aussi, des audits matériaux préalables à la déconstruction seront obligatoires par décret pour certains bâtiments.  Avec les certifications comme Qualibat, une entreprise RGE en isolation sera formée pour limiter et traiter ses déchets, notamment en les amenant en centrale de valorisation. Ce qui est désormais le cas pour des entreprises d’isolation extérieure qui produisent beaucoup de déchets avec les résidus de polystyrène expansé.
Les habitudes prises depuis des années sont difficiles à changer. C’est pourquoi il est nécessaire d’actionner d’autres leviers.Les réglementations sont porteuses d’ambitions, mais l’expérience montre tout d’abord que les organismes de contrôle manquent de moyens.

 

Source : http://www.isolation-conseil.net/

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